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On avait dit pas les mères !

 

Assassin’s Creed, Ubisoft m’a tuer

Il est assez rare de constater une liberté créatrice quasi totale pour un jeu vidéo de l'envergure d'Assassin's Creed. Pourtant les cerveaux d'Ubisoft Montréal ont tranquillement construit leur projet de A à Z avec la plus grosse ambition jamais affichée par un studio Ubisoft à ce jour. En voilà une bonne idée.

Souvenir

Et quand on laisse de la liberté à un bon studio de développement qu’est-ce qu’il fait ? Il évite de faire un FPS Seconde Guerre Mondiale ou un RPG Héroïc-Fantasy, déjà rien que ça, c’est bien. Assassin’s Creed nous plonge ainsi en 1191 en pleine guerre entre Croisés et Sarrasins. On y incarne Altaïr, un membre d’une confrérie secrète d’assassins chargé de mettre un terme aux hostilités en éliminant des maîtres d’armes clé de chaque camp. Il y a bien sûr quelques rebondissements, une histoire de machination, de héros déchu, bref du classique en fait, qui ne surprend jamais même, sauf peut-être sur la toute fin et encore. On s’attend à tout ce qui arrive environ 3 heures à l’avance ce qui n’est jamais spécialement agréable à constater.

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Même si un élément scénaristique d’importance entre en jeu dès le départ, mais ne souhaitant pas vous le spoiler (d’autres sites le font très bien à ma place) je vais rester évasif en précisant simplement qu’il nous laisse malheureusement, au final, sur notre faim, en plus d’être assez peu intéressant à jouer en plus. Il ne fait pas l’essentiel du titre c’est vrai, loin de là, mais dans ces cas là pourquoi nous le faire jouer ? Il suffisait d’en faire de courtes cut-scenes et c’était torché sans rien nous retirer de la découverte. Surtout que pour ces passages bien précis ça commence à devenir intéressant pile au moment où ça fini… Enfin bref, j’me comprends… Au moins ça offre une manière de raconter une histoire un peu atypique pour un jeu vidéo (un peu comme Prince of Persia : Les Sables du Temps à l’époque). Malgré le côté classique de l’acheminement du scénario c’est quand même ultra kiffant de se retrouver à évoluer dans une époque quasi inédite en jeux vidéo, qui s’inspire qui plus est de faits réels. Et lorsqu’on voit la gueule des graphismes et du level design je peux vous dire que les imperfections du scénario on les oublie très vite…

Un oiseau de proie agile comme un singe

Assassin’s Creed dispose d’un monde ouvert assez vaste. Il y a le « petit » village où se trouve la base de la confrérie des assassins, Acre, Jérusalem, Damas et la terre du Royaume qui relit les quatre endroits et qu’on traversera à cheval (ou à pieds mais faut vraiment en vouloir…). Chaque ville dispose de sa propre ambiance, de sa propre architecture inspirée de celle de l’époque, et ça, c’est bien. Ca en jette grave même je dirais, ça envoie le bois ma bonne dame ! C’est un pur plaisir que de découvrir et d’explorer tout ça, de respirer l’ambiance qui se dégage, dépaysement garanti. Surtout que pour ne rien gâcher le rendu graphique est à la hauteur, c’est beau, y a pas d’autres mots. Il y a bien quelques petits soucis techniques inhérent au genre (clipping, textures qui foirent de temps à autres, ralentissements par moment) mais qu’on accepte sans moufter tant la prouesse des développeurs est palpable.

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Et puis la construction du level design se conjugue tellement bien au gameplay que c’en est bluffant, d’autant plus qu’en fin de compte les villes semblent très naturelles, pas du tout modélisées de manière à privilégier grossièrement la grimpette, tout est logique, réaliste… Altaïr se mêle à la foule, bouscule les gens, se fait harceler par les mendiants, escalade n’importe quelle surface possédant un peu de relief , le tout de façon hyper instinctive pour nous, joueur. On ressent l’expertise du studio ayant conçu Splinter Cell et Prince of Persia : Les Sables du Temps pour l’intuitivité de la caméra de l’un et les passages escalades jubilatoires et furieusement classes de l’autre. Arriver au sommet d’un point de vue (un clocher, une tour, un donjon etc), admirer la profondeur de champ, le paysage magnifique, puis faire le saut de la foi pour finir 200 mètres plus bas dans une minuscule charrette pleine de foin doit absolument être vécu une fois dans une vie de joueur tellement c’est grisant.

Répétitif, répétitif et aussi répétitif

Si le gameplay sans arme (phases d’escalades et d’explorations) est magistral, si celui des séquences d’assassinat pur avec la lame secrète est super jouissif, en revanche les combats à l’épée sont assez répétitifs à cause d’une mollesse presque énervante. Lorsqu’on se fait encercler par plusieurs gardes, ils attaquent un par un, chacun leur tour de façon on ne peut plus lente, sans rythme, comme s’ils attendaient sagement qu’on les transperce un à un, chiant. Heureusement si on se fritte sur les toits on peut toujours en chopper un et le pousser dans le vide, ça diverti.

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Pour poursuivre dans les défauts, la mécanique de gameplay des missions est assez répétitive. Les 3 villes principales disposent chacune de 3 quartiers, soit 9 quartiers en tout pour autant d’assassinat à effectuer. A chaque quartier on doit trouver des points de vue pour débloquer sur la carte des sortes de sous missions à effectuer (toujours les même, il en existe 3 types différents seulement, sachant qu’on doit obligatoirement en faire 3 à chaque fois…) permettant de prendre des renseignements sur notre cible, que l’on va devoir ensuite, bien sûr, assassiner avant de se tirer sous l’alerte générale. La répétitivité est d’ailleurs le défaut majeur d’Assassin’s Creed, celui qui l’empêche d’être un véritable chef d’œuvre. Même pour les moments où l’on doit prendre la fuite (à la suite d’un assassinat sous le nez des gardes au hasard) on se retrouve à toujours faire pareil puisqu’il n’existe en tout et pour tout que 4 types d’endroits où se cacher, à se demander pourquoi Ubisoft Montréal n’en a pas intégrer plus, c’était pourtant simple en plus d’être un élément essentiel à la diversité. Même les voix hors cut-scenes sont répétitives, au bout d’une heure de jeu on a fait le tour de tout ce que les PNJ ont à dire, c’est limite si Ubi ne force pas le joueur à se lasser.

Un oiseau de proie on a dit, pas un canard

Même leurs soit disant « quêtes secondaires » se ressemblent toutes et se répètent (trouver tant de drapeaux, trouver tant de point de vue, trouver tant de Templier…). Pour finir sur les défauts, Altaïr est indestructible, pour mourir faut vraiment le vouloir (ou rater un saut, chose rare) et ça, c’est pas bien.

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Et pourtant… Et pourtant Assassin’s Creed me plaît beaucoup. Je suis déçu, c’est sûr, parce qu’il aurait pu être vraiment excellent et il n’est en fin de compte « que » bon, mais comment ne pas tomber sous le charme ? Comment ne pas surmonter les défauts bien présents devant les animations du héros, devant la souplesse des commandes, devant chaque assassinat au milieu de la foule dans la plus grande discrétion possible, devant l’ambiance dépaysante de chaque ville, bref devant le méga trip que procure le jeu ! ? Vivement la suite ! (En espérant que le héros sache nager cette fois, parce que bon se faire pousser dans un mètre de flotte par un mec bourré et se noyer alors qu’on vient d’enjamber la moitié des toits de la ville sans même être essoufflé une seule fois… ça fait tâche.)

Même en ayant en tête tout un tas de trucs chiants à son égard, même en étant un peu déçu, on arrive à beaucoup aimer Assassin’s Creed parce que c’est un trip atypique monumental ! Ubisoft m’a tué.

Testé sur Xbox 360, c’est la seule version que j’ai reçu

Assassin’s Creed est pensé depuis le début pour être une trilogie (même si on sait que tout dépend des ventes dans ce monde capitaliste de merde).

L’actrice Kristen Bell prête ses traits et sa voix à l’un des personnage du jeu (la scientifique de l’animus).

Les délais de développement étant trop juste, Ubisoft n’a pu implémenter différentes fonctionnalités pourtant prévues, comme par exemple le fait de pouvoir nager...

Par K.mizol, le 18 novembre 2007

 

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